Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 18:27

Y'a pas à dire, j'ai beau être la reine des sushis, l'impératrice des créneaux difficiles (même en kangoo, dans une vieille rue pentue à mort, en pavés sous la pluie), la seigneuresse des jeux de mots débiles et autres calembours, je reste complètement nullissime en drague.

Parce que même si on ne me croira pas quand je le dirai, et que je n'en donne pas l'impression, je suis une putain de timide.

Et si. D'accord je peux danser sur des tables, faire l'amuseuse publique dans une foule, être très vite à l'aise avec des gens, quand quelqu'un me plaît, je perds complètement mes moyens...

Alors soit c'est quelqu'un que je connais, et je vais juste réussir à ce qu'on devienne potes parce que je n'oserai jamais lui faire comprendre que je suis intéressée, soit c'est quelqu'un que je ne connais pas, et là, c'est la galère...

Je suis incapable de faire le premier pas. Même bêtement inviter quelqu'un à aller boire un verre, si il me plaît, pas possible. Pourtant, c'est pas compliqué, répète après moi, repeat after me: "ca-te-dirait-d'aller-boire-un-verre-un jour-avec-moi?" ... M'enfin, suis bien capable de le faire avec des potes, pourquoi est ce que je n'y arrive pas quand la personne me plaît?

Parce que si la personne en question est aussi timide, ben là, on n'est pas dans la merde...

Jeune fille cherche cours de drague ou coach en séduction, (et d'urgence, parce que je vais tout foirer avec ma pitoyablitude)


Parce que aaaaaaaarg, après des mois à fantasmer sur quelqu'un que je croise plusieurs fois par semaine chez mon grossiste, alors qu'il nous a fallu près d'un an à nous faire des sourires, des clins d'oeil charmeurs avant d'arriver à passer une soirée ensemble (merci la fête en Pierreuse, merci), j'arrive quand même à lui poser un lapin sans le vouloir en me faisant kidnapper par des potes pour un barbecue et une soirée sur la péniche, alors que je devais le rejoindre à la soirée Legendz!

Parce que re-arg, après avoir passé des mois à se regarder en chien de faïence à la machine à café, (et c'est horriblement kitsch les figurines en faïence, il serait temps de passer aux modèles plus design), déjà qu'il nous avait fallu presqu'un an pour avoir une conversation de plus de 3 mots, ch'suis nuuuuulle!!!!

Et le pire, c'est que la dernière fois que je le vois, il me dit "faudra que je t'offre une bière", je réponds "ok, cool"
OK COOL? non mais enfin, j'aurais pu répondre "avec plaisir", ou "quand tu veux", ou même "ben j'ai rien de prévu ce soir", mais pas "OK cool"

pffffff. Pire qu'une ado de 15 ans...

Mais non didju, plaque moi contre le mur du frigo, cite moi le nom des fleurs en latin et surtout roule moi une grosse pelle!!!!!! (ahum, je m'emporte)

Par Scylla - Publié dans : moi...
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 18:25

En fait, arrêter d'aimer quelqu'un, c'est presque comme arrêter de fumer.

A départ, on y pense tout le temps, même si on a enlevé tous les souvenirs (comme on planque les briquets et les cendriers), on évite les endroits où on pourrait le croiser, comme on évite les endroits où les gens peuvent fumer...

Certains se jetteront directement dans une autre histoire, comme on pourrait se goinfrer de nicorette pour ne pas fumer, d'autres se débrouilleront seuls. Pour moi, les substituts, non merci.

Puis au bout d'un moment, on se sent plus léger. On réalise tous les avantages de la situation, on se sent même prêt à démarrer de nouvelles choses (comme un ancien fumeur se mettra au jogging par exemple). On se demande même comment on a fait pour tenir aussi longtemps avec cette habitude.

Evidemment, il y aura toujours risque de rechute. Il y aura toujours un moment où on proposera à un ex fumeur une cigarette, comme il y a toujours un moment où l'ex renverra un message. Et c'est là qu'il ne faudra pas craquer...


Tiens, je devrais peut-etre penser à faire comme Allen Carr, et écrire un bouquin, "la méthode simple et radicale pour en finir avec son ex", je gagnerai des millions, organiserai des conférences à travers le monde, toucherai des financements des agences matrimoniales, mmmh, mwouais, sympa comme plan. :)



Parce que ouais, j'm'en sors assez bien. Je ne pense plus à lui, ou quasiment pas je n'évite plus les endroits où il pourrait être, j'ai même été à Arlon sans être envahie par les souvenirs. Mon sac ikea (transformé en caisse, pour le côté pratique de fermeture) à souvenirs a été livré devant sa porte, la lampe déposée chez Troc, les skis vendus sur ebay (je ne sais même pas à qui, l'acheteur est venu les chercher au magasin à un moment où c'était ma maman qui le tenait).

J'ai réussi à faire de nouvelles rencontres (plans foireux certes, mais agréables quand même), et surtout, j'ai réussi à ne pas craquer quand il m'a renvoyé un message et qu'il a voulu me voir...

J'ai coupé mes cheveux, changé plein de trucs à la maison vu que finalement je ne la vend pas, acheté de nouvelles chaussures et de la nouvelle lingerie (rahllàlà, quelles bêtes considérations toutes féminines), réservé des vacances, même prévu de changer mon tatouage.

Et surtout, qu'est ce que je me sens plus légère!!!!

Par Scylla - Publié dans : moi...
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 18:18

Si il y a bien une chose que je fais presque tout le temps, c'est écrire... J'ai l'essentiel de mes 20 dernières années consignées dans des petits carnets. Toute ma vie page après page.
Parfois c'est un compte rendu de ce que j'ai vécu, parfois ce sont juste des idées, des réflexions, du triturage de méninges; parfois simplement un ticket de concert ou la carte de visite d'un resto; parfois encore des sms que j'ai reçus ou envoyés; des petits dessins, des petits mots qu'on m'a laissé...

Sans vouloir me psychanaliser ("bonjour docteur, qu'est ce que ça cache donc comme trouble problème troublement problématique?"), il y a certainement la peur d'oublier, ou de déformer mes souvenirs (parce qu'elle est bien foutue notre mémoire, elle refoule ce qui ne lui apporte rien), le besoin de laisser une trace...
Mais surtout, ça me permet de mettre mes idées au clair (de la lune mon ami Pierrot). C'est aussi en me relisant que je mesure le chemin parcouru, et que j'analyse mieux mes envies (alors là, tout de suite, j'ai envie... de soleil, d'un verre de vin blanc en terrasse, de câlins et de bisous, de sous à dépenser pour des futilités, d'une putain de grasse matinée, de chocolat!!!)

Et du coup, si il y a chez moi un indicateur infaillible de mon humeur, c'est ma capacité à écrire... Quand je n'y arrive pas, c'est que clairement ça ne va pas.

Ca faisait presque deux mois que mon petit carnet (et le blog aussi, du coup, parce que c'est un peu "mon petit carnet version publique", je ne remets ici que ce que je veux bien qu'on lise) était quasiment vide de nouveauté.

Rien à raconter.

Waouw, affligeant le constat. Rien à raconter, même à moi. Rien dont je veuille vraiment me souvenir. Avoir l'impression de ne rien avoir de bien autour de soi (rien de mal non plus en même temps). Etre dans un creux, le bon vieux métro-boulot-dodo, un gentil petit soldat qui ne réagit plus mais qui fonctionne par automatismes. Ne pas trouver de raisons motivantes pour se lever le matin, mais en même temps ne pas en trouver non plus pour rester au lit. Rien. Juste du vide.

Puis un truc arrive, et ça vous sort de cet état végétatif, la zombification s'arrête enfin. Bon, ça aura (encore) été une claque, un truc pas facile à digérer, qui m'a fait péter les plombs, mise en rage, j'en ai vomi de colère et je me suis effondrée de chagrin, au sens propre. Comme quoi, parfois il vaut mieux être en rage qu'en cage.

Mais au moins, j'étais encore capable d'émotions fortes, Scylla l'explosive n'était pas encore complètement un pétard mouillé.
Et du coup, je devais être capable de réagir. J'ai essayé d'écrire, mais ca ne venait pas... Juste deux textes, pour essayer de faire sortir ce que j'avais ds l'estomac. Puis donner un gros coup de pied au derrière et dans la fourmilière. Je me suis débarrassée de tout ce qui était lié à du négatif. J'ai supprimé des "amis" (je rassure, ils ne sont pas enterrés dans le jardin que je n'ai pas. Ils ne font juste plus partie de ma vie à moi), donné, rendu et vendu une foule d'objets, la maison aussi a failli y passer dans cette grande braderie du "j'medébarrasse", j'ai brûlé 5 années de petits carnets, j'ai appris à ne plus en pleurer.

Puis surtout... Puisque je peux ressentir des choses négatives de façon aussi intense, ça devrait marcher aussi pour le positif. Je ne peux pas laisser les méchants gagner, après tout quoi, i'm wonderwoman.
(Et franchement, vous l'imaginez, lamentable et pleurnicheuse, étalée le long d'une route, le cheveu raplapla sous une averse, les bottes avec le talon cassé ou la minijupette déchirée? ben non.)

Alors alléluia, j'ai recommencé à écrire, Wonderwoman est de retour. Scylla en version 2.0 (bon, pour le reboot en mode sans échec, c'est pas encore gagné, mais j'y travaille. :D)

Par Scylla - Publié dans : moi... - Communauté : Une fille dans la vie
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 18:06

5 années qui tiennent dans un sac Ikea (bon, sauf les skis, ça, ça rentrait pas)
Le sac est là, il trône au milieu de mon salon depuis presqu'une semaine. Depuis que j'ai appris...

Mon amoureux avec ma meilleure amie... Quelle histoire d'une banalité affligeante et pourtant d'une douleur si cruelle. Depuis une semaine, j'alterne entre la rage et le désespoir. Je vomi de colère, je pleure pendant des heures. Je pourrais aller défoncer son Audi à la masse, ou aller me jeter dans la Meuse avec des cailloux plein les poches.
Je me fais peur d'être capable d'émotions aussi fortes.

Je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi a-t-il été la chercher elle? Pourquoi, avec toutes les filles qu'il y a, a-t-il fallu qu'il a juste chercher celle qui est mon amie, ma voisine, ma camarade de fête, ma confidente? J'en arrive à espérer qu'il soit vraiment tombé amoureux d'elle, que ce n'est pas juste une énième façon de me faire du mal.

Je ne comprends pas comment. Comment a-t-elle pu me cacher ça? Je la revois me dire qu'elle a passé toute la soirée avec lui et que non, elle ne l'a vu avec aucune fille. Comment a-t-elle pu passer autant de temps à m'écouter parler de lui et m'inquiéter, sans rien me dire? Comment pouvait-elle encore me regarder en face?

Je revois tous les moments où on était tous les 3... La Tomorrow land où il prétend rester près d'elle pour que je le retrouve, mes 30ans où il m'embrasse en cachette, la soirée au Palais des Congrès où ils nous suit partout, la Pias Nite où juste devant nous il drague une greluche (moche et vulgaire en plus, pfff, pitoyable). Dire que j'avais à chaque fois cru que c'était pour moi qu'il réagissait comme ça. :s

Alors pour arrêter cette autoflagellation mentale, je rempli le sac.

D'abord compulsivement, je lance dedans tous nos souvenirs évidents. La bouteille de champagne qu'on avait bue la première fois qu'il était venu chez moi (et que j'explose avant, je lui rend juste des miettes), le pull qu'il m'a offert, sa brosse à dents, la lampe qu'il avait achetée pour le salon, ses cds, notre album photo...

Evidemment, je pleure encore. Merde, j'adore ce pull, mon joli pull de lutin, j'ai pas envie de lui rendre. Merde, les skis qu'il m'a offert, eux aussi, je les adore. J'ai même assorti toute ma tenue pour skier à ces putains de skis, j'ai pas envie de lui rendre non plus. En fait, j'ai rien envie de lui rendre, j'ai envie de retourner en arrière, quand tout était bien, quand il me disait qu'il m'aimait et que c'était encore vrai. Ou que du moins j'y croyais...

Ensuite, méticuleusement. Religieusement presque. Pièce par pièce, tiroir par tiroir, je rassemble tout ce qui me fait penser à nous. Bracelets de soirée, tickets de restaurants, billets d'avion, guide de lisbonne, plans des pistes des stations où on a été, des cartes et autres petits mots qu'il m'a écrit, dépliant immobilier d'Angers, sables qu'on a ramené de nos vacances, bijoux qu'il m'a offert, même un vieux pot de gel qu'il avait laissé la première nuit et que par superstition je n'avais jamais réussi à jeter.

Meme le carnet où pendant plus de 5 années j'ai noté tous nos sms.
Je le relis, une dernière fois. Je n'arrive plus à savoir ce qui est vrai, ce qui était du baratin. Je revois surtout toutes les fois où il m'a fait du mal. Toutes les fois où il est venu me rechercher alors que moi je voulais l'oublier.

Cette fois, je vais aller plus loin. Ce n'est pas l'oublier, mais carrément l'effacer.

Tous nos souvenirs tiennent dans un sac Ikea. J'efface ses mails, ses sms, son numéro de téléphone. Heureusement, j'ai une mémoire de poisson rouge et je ne connais pas par coeur son numéro. On devrait avoir une option "effacer mémoire?"

Le glacier passe dans la rue. Même la musique me fait penser à lui. "C'est fou que le glacier passe à onze heures du soir chez toi!" A chaque fois qu'il l'entendait, c'est ce qu'il me disait. Je me rends compte que alors qu'il n'a jamais voulu venir vivre dans ma maison, j'y ai des souvenirs de lui partout.

La première fois que j'ai dormi dans ma maison, c'était avec lui. Je le revois en train de m'aider pour les travaux, casser du vieux platre, peindre des murs, je me revois me battre avec sa scie circulaire. Je repense à toutes nos soirées passées ici, à nos dîners en amoureux, à nos afters à discuter.

Et si je revendais aussi la maison? Vraiment tout effacer...

 

Par Scylla - Publié dans : 3615mylife
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 17:55

Si vous deviez planter un couteau dans le dos de quelqu'un, le feriez vous plutôt très vite, sans y réfléchir, hop un coup sec et c'est fait? Ou alors en y ayant bien réfléchi, une longue préméditation, attente du moment parfait, calcul de l'angle de pénétration, pour être certain de l'effet produit? Ou encore très lentement, centimètre par centimètre, avec rotation de la lame pour être sur que la douleur infligée soit forte?

Là, moi j'ai mal.
J'ai deux couteaux plantés dans le dos, et j'agonise.

Elle a mis deux mois avant d'oser planter le sien. D'un coup sec, parce qu'il fallait bien et en espérant me faire le moins de mal possible.
Lui a carrément enfoncé une machette, et l'a bien retournée dans tous les sens. Je suis sure qu'il rigolait.

Là, moi je souffre.
Comment deux personnes qu'on aime peuvent-elle vous faire autant de mal...

Par Scylla - Publié dans : 3615mylife
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  • Scylla & Sandrine, 2 facettes d'une même personnalité. Fleuriste et professionnelle de la fête, folle de son boulot, de cinéma, de musique, de sa maison et surtout de son chat.

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